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1000 km à vélo, c'était comment ?

Il y a quelques mois de cela, une idée à commencer à germer dans mon ciboulot, celle de prendre quelques semaines de vacances pour découvrir la France d'une autre manière, en prenant mon temps, et ce à vélo !

Après une bonne étape de [préparation](https://backpacking.fr/preparer-road-trip-a-velo-france-loire/ "target="_blank) mêlée d'hésitations je me suis lancé le 5 juillet dernier. Tout le parcours ainsi que mes impressions à chaud sont disponibles sur [Goroadtrip](https://goroadtrip.co/trip/loire-a-velo/50cd73ba-22cc-11e6-a84c-0401f3605301/ "target="_blank).

À la relecture de [mon article de préparation](https://backpacking.fr/preparer-road-trip-a-velo-france-loire/ "target="_blank), je dois dire que je suis plutôt content du résultat, les investissements réalisés ont été plus qu'utiles. Avoir le bon matos se révèle essentiel. J'ai acheté quelques petites choses dont je ne me suis pas servi, mais j'aurai d'autres occasion de les utiliser.

Foire aux questions

Pendant tout ce trip, j'ai tenu mes amis au courant de l'aventure en profitant des stories Snapchat. J'utilise régulièrement l'application et pour ce genre de voyage, je trouvais le concept sympathique. J'espère ne pas vous avoir trop exaspéré avec mes photos quotidiennes...
Toujours est-il que durant le voyage et depuis mon retour, on me pose souvent les questions suivantes, alors place aux réponses !

Le début de la Loire à vélo, après avoir franchi le pont de Saint Nazaire
Début de l'itinéraire de la Loire à vélo, à Saint Nazaire

Gros mollets ?

13 jours de vélo, ça affute évidemment, mais je dirai que j'ai plus souffert des cuisses, en particulier des quadriceps, qui sont restés courbaturés les 7 premiers jours...

Alors pour les gros mollets il faudra attendre que je me décide à courir un marathon (ce n'est pas près d'arriver).

Mal aux fesses ?

Oui ! J'ai changé de selle à Orléans. Je pensais ne pas être trop mal équipé, mais ajouter différentes couches de mousse (sous forme de sur-selle ou dans le cuissard) ne suffit pas à compenser une mauvaise selle. La choisir n'est pas évident, mais au moins, après mon achat, j'ai eu beaucoup moins mal...

Quelques conseils pour [éviter ces douleurs](http://triathlonpourtous.net/les-3-cles-pour-pour-ne-plus-avoir-mal-aux-fesses-en-velo/ "target="_blank).

Pas trop seul ?

Même si on croise beaucoup de personnes en faisant du vélo sur des itinéraires connus (je croisais environ 50 personnes par jour avec un équipement similaire au mien), rares sont celles avec qui on discute. J'ai tout de même partagé une demie journée de route avec Daniel, un Allemand fort sympathique. Rien que le fait de ne pas avoir exactement le même rythme sur le vélo fait qu'il est difficile de réellement voyager avec des personnes que l'on croise... En revanche j'ai croisé beaucoup de personnes avec qui j'ai échangé quelques mots, l'esprit d'entraide est vraiment présent, on sent que les voyageurs à vélo forment une communauté solidaire !

Vélo sur les routes de l'Anjou
Alone on the road

Et même si j'ai été seul une bonne partie de ce voyage, j'ai tout de même revu beaucoup d'amis. Merci à tous d'avoir pris sur votre temps pour que l'on puisse se voir, de m'avoir hébergé, de m'avoir fait visiter... Merci !

Et puis entre être seul et se sentir seul, il y a une grande différence. Parfois, cela fait du bien d'être seul, face à la nature. Après 8 heures passées sur un vélo en plein soleil, sous 30 degrés, une vague de bonheur mêlée à de la fatigue m'envahit. À ce moment là, rien de plus agréable que de regarder le soleil se coucher en préparant le repas du soir...

Coucher de soleil sur la Loire

Tu manges bien ?

Tout est relatif, tout dépend de nos habitudes, et de ce que l'on veut. Alors oui, on peut s'arrêter au restaurant tous les jours, mais j'ai choisi la solution bivouac, pour mon porte monnaie d'une part, mais avant tout pour l'authenticité, pour l'expérience.

Le matin, c'est même mieux qu'à la maison, généralement, je roulais quelques kilomètres pour trouver une boulangerie. Puis je m'arrêtais un peu plus loin pour faire chauffer mon thé en dégustant des viennoiseries, avec un paysage différent chaque jour... Et ça, c'est la liberté !

Petit déjeuner sur les pelouses du chateau de Chambord
Cadre champêtre pour le petit déjeuner

Le midi, tout va bien, on peut acheter du pain frais, de la viande, des légumes frais, se faire un sandwich, manger des fruits et repartir en ayant très bien mangé. Sur deux petites semaines, cela ne m'a aucunement dérangé.

Le vélo et la baguette, essentiel pour continuer à avancer

C'est donc équipé d'un petit [réchaud P3RS](http://www.randonner-malin.com/comment-fabriquer-un-rechaud-de-10-grammes-p3rs-avec-une-canette/ "target="_blank) que j'ai réussi à manger chaud le soir. Bien sûr c'est très basique. Les boites de conserves sont très rapides à être réchauffées, pratique donc ! En étant plus patient, on peut faire bouillir de l'eau, et donc se faire des pâtes qui, après une journée de route, sauront combler ma panse abyssale.

Le petit réchaud fabriqué à partir d'une canette de coca

C'est comment, le camping sauvage ?

Alors j'admets, c'est quelque chose que je n'avais fait, et encore moins tout seul, donc je me suis un peu renseigné. D'une manière générale, cette pratique est autorisée en France. Certaines communes l'interdisent par arrêté municipal, et vous verrez l'interdiction sous le panneau d'entrée dans la commune en question.

Le plus dur est de trouver un endroit, mais au bout de quelques jours, on prend le coup de main. La première nuit évidemment, rien n'est rassurant. J'ai été réveillé parce qu'un animal tentait de sortir de la terre sous ma tente. Solution radicale : taper sur le sol de la tente pour effrayer le rongeur, pas eu de problème pour le reste de la nuit...

À partir de la quatrième nuit en sauvage, je me suis totalement fait à toutes ces petites inquiétudes, et j'ai réellement profité de cette liberté. Pouvoir se placer où l'on veut ou presque, être seul, profiter du calme... Tant de choses qui font que le camping sauvage est une expérience que je réitèrerai sans hésiter !

La tente, sur les bords de Loire
Il y a pire comme emplacement pour passer la nuit...

À refaire ?

Oui, sans hésiter ! C'était d'ailleurs trop court... Je pense déjà à beaucoup d'autres destinations qui pourraient être explorées à vélo !

Je note tout de même que deux semaines tout seul sont largement faisables, mais je pense qu'à deux ou trois, l'expérience doit être plus facile à vivre, tout dépend de votre personnalité. Moi qui n'ait pas trop de difficulté à passer du temps seul, je l'ai bien vécu.

Bivouac devant le canal latéral à la Loire